Belgique, le coeur européen


Le 15 mai 2019 | Mise en ligne : Thierry Verhoeven
Auteur : Thierry Verhoeven
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Depuis les années 1950, la Belgique est dans tous les projets, tous les accords et toutes les réalisations européennes. Notre petit pays de 11, 3 millions d’habitants et de 30 000 km2 joue un rôle important dans une Union européenne de plus de 511 millions d’habitants et de plus de 4,5 millions de km2. Pas mal, non ? Des origines à nos jours, la Belgique a toujours participé à la construction européenne. C’est que, pour le dire vite, la Belgique a compris que l’Union, c’est le marché plus la démocratie.


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En 1944, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg veulent déjà un marché commun pour les 3 pays. L’idée est une entente politique et économique pour la libre circulation des marchandises, des services et des personnes. Cela deviendra officiellement le Benelux en 1958. Cette idée a, dit-on, servi de modèle au marché commun européen.

Charbon, acier

La Belgique est aussi un des six pays fondateurs de la CECA en 1951. Il s’agissait de moderniser les charbonnages, la sidérurgie, et de fermer les usines qui n’étaient plus rentables. Cette politique était dirigée par des spécialistes nommés par les Etats. Mais la Belgique, avec le Benelux, a insisté pour qu’un conseil de ministres des 6 pays équilibre les décisions de cette autorité. Car la Belgique se méfiait d’une politique du charbon et de l’acier qui ne servent que les deux grands pays de la CECA : l’Allemagne et la France.

Démocratie

L’Union, c’est la démocratie. Benelux, CECA puis bien plus tard, le traité de Maastricht et la monnaie unique, la Belgique a toujours travaillé pour une Europe du marché commun. En plus, nos représentants ont souvent défendu l’idée d’une Union européenne avec plus de pouvoir mais un pouvoir contrôlé. Notre pays a toujours voulu donner plus d’importance au Parlement européen, directement élu par les citoyens européens.
Mais cette idée de l’Europe n’a jamais créé de grands débats dans la population ni même d’ailleurs chez nos dirigeants sauf... Sauf quand, en 2016, la Région wallonne a refusé d’accepter tel quel un accord commercial entre l’Union européenne et le Canada, le CETA. Mais à part ça, nos élus votent massivement pour tous les traités européens sans protester.

La raison

Derrière la grande et belle idée de l’Europe, nos représentants ont compris que l’Union européenne est une chance extraordinaire pour notre petit pays de 10 millions d’habitants. Dans aucune autre organisation internationale, la Belgique n’a autant de poids que dans l’Union européenne. La Belgique a donc le cœur européen mais est parfois « mauvais élève » de l’Union. L’euro ? Nous le défendons même si au début nous ne remplissions pas toutes les conditions pour entrer dans la monnaie unique. Le droit de vote aux citoyens européens vivant en Belgique ? Les hommes politiques flamands, wallons et bruxellois ne partageaient pas le même avis à ce sujet. Nous l’avons finalement accepté parce que nous risquions d’être gravement punis par l’Union européenne.

Petit pays au cœur européen

Mais Belgique divisée en régions et communautés et souvent divisée entre francophones et néerlandophones. Voilà pourquoi, derrière notre grande idée de l’Europe, nous sommes parfois le « mauvais élève ». Voilà pourquoi aussi, nous jouons un si grand rôle dans l’Union. Nous sommes habitués aux longues négociations négociations discussions pour arriver à un accord , aux compromis compromis décision prise après une discussion où chacun a abandonné une partie de ce qu’il voulait pour trouver un accord et aux « mises au frigo » des dossiers quand cela est nécessaire. Voilà pourquoi nous comprenons si bien l’Europe. Voilà pourquoi nous savons ouvrir la voie si large au marché et, dans le même temps, ouvrir la voie si étroite à la démocratie.


Auteur : Thierry Verhoeven
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Vos commentaires

  • Jean-Pierre Michiels

    Le 20 mai à 18:57

    L’idée d’une union européenne est, en soi, une belle idée. Mais force est de constater que cette union a surtout été économique, utilisée essentiellement pour favoriser le grand capital capital ensemble des moyens financiers des entreprises et des actionnaires . L’Europe sociale est restée à quai. L’Europe pacifique tant vantée s’est perdue dans le conflit des Balkans et dans le rôle qu’elle accepte de jouer sous la houlette de l’OTAN et des USA. Actuellement, elle aurait même à se replier sur elle-même, soi-disant pour se protéger des migrants qui n’ont rien d’envahisseurs barbares...
    Une union des peuples, plus solidaire, réellement pacifique... cela reste un objectif, un combat, un idéal à construire car quoiqu’on dise, on ne reviendra pas en arrière.

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