Un petit déjeuner équitable


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Le 20 novembre 2018 | Mise en ligne : Thierry Verhoeven
Auteur : Thierry Verhoeven

Les 17 et 18 novembre, Oxfam organise des petits déjeuners partout en Belgique. Chaque année, les bénéfices des petits déjeuners Oxfam soutiennent des actions qui aident à la paix, au développement et à la coopération.


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Cette année, Oxfam soutient particulièrement 400 travailleuses de 9 coopératives de textile au Bangladesh. Et si vous ratez le petit déjeuner du week-end ? Pas de problème ! Vous pouvez soutenir les projets Oxfam toute l’année en achetant leurs produits bien sûr, mais aussi en suivant leurs campagnes d’action et d’information. Vous aidez ainsi, à votre niveau, à la paix et au développement.

"Petit-déjeunez" OXFAM

JPEG - 26.2 ko Chaque année, un week-end de novembre, l’association Oxfam organise des petits déjeuners de solidarité. Sur la table des petits déjeuners Oxfam, des jus de fruits, du café, du choco, etc. Tous les produits viennent d’un commerce équitable, d’un commerce juste.

Cela veut dire que les travailleurs qui fabriquent les produits sont payés correctement. Cela veut dire aussi que ces travailleurs participent aussi à la gestion et aux prises de décision de leur entreprise. Ces entreprises sont en effet souvent des coopératives. Cela veut dire encore que la fabrication de ces produits respecte l’environnement. Cela veut dire enfin, même si cela reste du commerce, que le commerce équitable aide à diminuer les inégalités et les injustices. Le commerce équitable le respect des droits humains, la paix et le développement.

Femmes en coopératives

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Et oui, en prenant un petit déjeuner Oxfam, on participe un peu à tout cela. Et ce sont des choses très concrètes. Cette année par exemple, Oxfam soutient particulièrement avec ses petits déjeuners, 9 coopératives au Bangladesh. 400 femmes travaillent dans ces 9 coopératives dans le sud et l’ouest du pays. Ces femmes fabriquent des paniers et des sacs en jute. Elles fabriquent aussi des produits avec du bambou, de la canne, de la soie, de la cire, des coquillages. Ces coopératives font partie d’un grand réseau de 220 groupes de producteurs réunissant 4 856 femmes et 160 hommes.

En travaillant dans ces coopératives, ces femmes du Bangladesh, ces Bangladaises, sont plus indépendantes. Elles sont plus libres pour décider de leur propre vie et de leur vie de famille. Elles ont plus d’influence dans la société et plus de droits. Au Bangladesh, c’est particulièrement important. C’est un des pays les plus pauvres de la planète. La population est victime du climat et de la traite d’êtres humains.

Un pays pauvre

JPEG - 124.5 koLe Bangladesh est un petit pays d’Asie sur le delta de deux fleuves, le Gange et le Brahmapoutre qui se jettent dans le Golfe du Bengale. Le pays a 600 km de côtes. Il y a donc régulièrement des catastrophes naturelles qui font des dégâts, des victimes, et qui forcent les gens à se déplacer. La densité de population est une des plus élevées au monde : 160 millions d’habitants vivent sur un delta de 130 mille km².
Presque la moitié de la population vit avec moins de 1 dollar par jour. Il y a un important trafic d’êtres humains. Les trafiquants promettent de riches mariages ou un bon emploi à des personnes pauvres. Ces personnes se retrouvent dans la prostitution ou dans des usines à travailler presque comme des esclaves. Les pays riches, les pays européens, sont aussi responsables de cette situation.

Pays riches aussi responsables

JPEG - 1.6 MoEn effet, on pourrait remonter dans l’histoire du Bangladesh et parler de la colonisation britannique puis de la décolonisation. Une histoire qui a abouti finalement à l’indépendance du Bangladesh en 1971, mais après une terrible guerre très sanglante. On pourrait aussi dire que les pays riches ont une grande responsabilité dans les changements de climats. Il y a aussi des responsabilités plus immédiates. Les grandes marques de vêtement font fabriquer leurs produits par des travailleurs sous-payés du Bangladesh. Le scandale a vraiment éclaté en 2013 : 1 138 personnes sont mortes dans l’effondrement du bâtiment Rana Plaza à Dacca, capitale du pays. C’était une usine pour de grandes marques de vêtement où il n’y avait aucune sécurité. Les grandes entreprises occidentales ont promis de mieux choisir leurs fournisseurs au Bangladesh pour que les ouvriers aient un minimum de droits.

Plus de droits pour les femmes

PNG - 1.4 Mo La meilleure solution pour aider au développement du pays en respectant les droits des gens et l’environnement, c’est surtout de soutenir et de développer des coopératives qui donnent du travail et aussi du pouvoir à la population. Et dans cette population, les femmes parce qu’elles sont plus précarisées précarisées fragilisées, qui vivent dans des conditions difficiles et infériorisées que les hommes. C’est justement ce que fait Oxfam. Et si vous ratez le petit déjeuner Oxfam de ce week-end, c’est pas grave. Vous pouvez toute l’année acheter des produits dans les magasins du monde Oxfam. Vous pouvez aussi vous informer sur les projets et les campagnes d’action d’Oxfam.

Le site des Magasins du monde Oxfam, cliquez ici
La page qui porésente l’assocation qui réunit les 220 groupes ( CORR - The Jute Works), cliquez ici

Le site des magasins du monde Oxfam, cliquez ici


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