Des analphabètes ailleurs et ici


 Cahiers  C’est en alpha que tout commence...
Le 6 octobre 2017 | Mise en ligne : Lydia Magnoni
Auteur : Lydia Magnoni

Selon une enquête de l’UNESCO, 21 % de la population mondiale est analphabète. C’est-à-dire « incapable de lire et d’écrire, en le comprenant, un exposé bref et simple de faits en rapport avec la vie quotidienne. »
Un adulte sur 5 dans le monde. Et un sur dix dans des pays riches comme le notre. 2 de ces analphabètes sur 3 sont des femmes.


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Les chiffres de l’analphabétisme varient très fort d’une région du monde à l’autre. En Europe et dans les autres pays industrialisés, au moins 1 adulte sur 10 serait analphabète. En Belgique, en Fédération Wallonie-Bruxelles, on estime aussi qu’1 adulte sur 10 est analphabète. Et cette estimation est optimiste. En effet, une enquête que l’OCDE avait menée en Communauté flamande en 1997, estimait plutôt ce chiffre à 15 à 18% de la population adulte. La majorité, 2 analphabètes sur 3 sont des femmes.. Une réalité liée notamment au fait que beaucoup de familles accordent, encore aujourd’hui, moins d’importance à l’apprentissage des filles qu’à celui des garçons.

Parcours d’analphabétisme

Dans un pays comme la Belgique, près de 10% des jeunes sortent de l’école sans savoir lire et écrire. Comment est-ce possible alors que l’enseignement est obligatoire ? Lire et Ecrire, réseau d’initiatives d’alphabétisation a mené une enquête auprès des adultes qui ont été scolarisés en Belgique et qui suivent des cours d’alphabétisation.

Cette enquête a montré que les analphabètes avaient connu très tôt un échec à l’école. Cela a entraîné l’arrêt de leur processus d’apprentissage. Ils n’ont pas bénéficié d’un soutien pédagogique adapté. Les raisons de cet échec sont très diverses : des difficultés d’apprentissage, des raisons liées à la santé, à la famille, à la culture…

Ce qui est commun à tous les parcours d’analphabètes, c’est une relation difficile entre leur famille et l’école. Tous se sont sentis rejetés par l’institution scolaire : la réalité de l’école était trop éloignée de celle de leur milieu familial d’origine.


Auteur : Lydia Magnoni
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